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Friday, 22 January 2010

THIS IS FOR THE FRENCH FAMILY & FRIENDS

Chers amis et famille,


déjà une semaine que le tour D Afrique a démarré et je profite de notre premier jour de repos a Luxor pour vous envoyer mes premières impressions en français, puisque les mises à jour sur le blog sont en anglais.

6 jours a travers le désert, 800 km de parcourus et déjà des images plein les yeux... C 'est dalleur depuis la berge du Nil que je vous écris ces quelques mots, il est tôt et le Nil est calme, la plupart des touristes dorment encore. Etant déjà dans le rythme du tour, je me suis réveillé vers 5h30 et j 'ai donc profité du soleil levant pour faire quelques clichés de ce fleuve mythique.

Tout d'abord, sachez que le nombre de vélos donnés est maintenant de 107, un record absolu pour un seul coureur... Merci, merci et encore merci! Si vous avez des copains qui veulent participer, il est encore possible de donner des vélos jusqu'au moi de Mars. Les dons reçus maintenant iront pour des vélos au Cap en Afrique du Sud, donc n' hésitez pas à faire circuler le mot...

La première surprise de cette course est le peu de temps libre que nous avons, en effet il y a tellement a faire que c'est un véritable rush sans cesse. Lever à 5h30, pliage des bagages, de la tente et assemblage de tous les équipements nécessaires pour la journée de vélo, puis queue pour le petit déjeuner, et lavage de la gamelle. Identification d' un petit coin et d' une pelle pour aller faire ses besoins, puis retour au camion ou après s 'être désinfecté les mains, 2 e queue de la journée, mais cette fois pour charger ses bagages dans le camion. (compliqué car nous avons chacun un petit compartiment dans un des deux camions, mais seulement une personne à la fois peux charger, donc il faut etre rapide sinon les autres attendent. Nous avons encore tous beaucoup trop de bagages, ce qui rend la procédure lente et fastidieuse.

Certains ressortent du camion en sueur après s' être battus avec leurs casier. L 'espace entre les 2 rangées de casiers est tellement petit que nos sac ne passent pas entre, donc il faut marcher en crabe avec tous ces bagages. La solution est simple, moins de bagages. L' organisation nous a prévenus, il faut être léger, leger et leger, sinon ces 4 mois seront un enfer chaque matin. J 'ai déjà commencé a me séparer d' une partie de mes bagages et trop nombreux vêtements, ce qui a eu pour effet immédiat de pouvoir caser mes affaires dans mon casier en quelques secondes. De plus il faut diviser ses affaires entre celles qu' 'on peut laisser dans le casier et accéder une fois de temps en temps et celles dont on a besoin tous les jours, ce qui permet d'avoir des bagages plus légers et moins encombrant. Pas mal car il faut savoir que certains jours il faut marcher plusieurs centaines de mètres depuis le camion avant de trouver un endroit idéal pour camper sa tente et après 6 ou 7 heures de vélo, on cherche à économiser de l'énergie.

Une fois la journée de vélo finie, il y a tellement à faire, c'est incroyable. Tout d'abord en arrivant, une soupe nous attend, cela réhydrate et redonne du sel. Puis, c'est la même chose que le matin mais a l 'envers, queue pour le casier, identification d'un endroit pour camper sa tente, gonflage du matelas, et montage de la tente (pas facile avec les courbatures, les crampes, les cailloux, et le vent. A peine fini, on entend déjà l'équipe d' organisation hurler "Rider meeting" pour la réunion quotidienne ou l'on nous informe des résultats de la journée, du parcours du lendemain, ainsi que les petites anecdotes du groupe. Un soir on nous a même donné un cour d 'arabe afin de pouvoir échanger quelques mots avec la population locale. Hier soir, il y avait de l'ambiance car l'organisation a mis en vente aux enchères toutes les affaires oubliées ou perdues par les coureurs... Ca se négocie en bières à la prochaine journée libre.


A peine, la réunion finie, le diner est servi, vers 18h00 puis queue pour faire sa vaisselle et chacun part dans sa tente pour écrire, lire ou dormir pour les plus fatigués. C'est a ce moment que je transfère les images de la journée sur mon PC et que j'envoie tout ca par internet à Jaana qui se charge de mettre le blog a jour. Pour l'instant nous avons eu accès a internet tous les soir dans le désert. En Afrique les réseaux de téléphone portable sont bien développés et nous aurons donc accès a l'internet relativement souvent. Tous mes équipements fonctionnent bien et je suis vraiment content de mon choix d'ordinateur (ASUS EEPC) et de chargeurs (Gorila power).

Bref, pour l'instant aucun temps libre, c'est vraiment la course, mais cela ne me déplais pas.
En ce qui concerne la course, cela roule vite, même très vite. Il est important de rouler en peloton. Nous avons appris cette leçon dés le deuxième jour ou nous nous sommes tous fais peurs. En effet, cette étape de 168 km avait plutôt bien commencée dans une bonne humeur et sous un soleil tranquille. Beaucoup d'entre nous avaient déjà parcouru les 100 premiers kilomètres avant midi et avaient donc pris une bonne pause vers midi... Je dois avoir le record en ce qui concerne cette pause, car avec Jos, un cycliste Sud Africain, nous avions décidé d'aller nous payer un bon lunch dans un superbe hôtel le long de la mer Rouge (soit une heure et demie de pause)... C'etait mal connaitre le désert... D'un seul coup une tempête de sable est arrivée face à nous et notre vitesse moyenne est passée de 30 km/h à..... 12km/h... Un enfer... Nous étions debout sur nos vélos et les kilomètres ne réduisaient pas... Il fallait arriver au camp avant 17h30, heure à laquelle le camion vous ramasse et vous perdez ainsi votre statu "EFI". Le status EFI est vraiment la chose la plus respectée et c'est le but ultime de cette course. EFI veut dire en anglais "Every Fucking Inch". Seuls ceux qui arriveront jusqu'au Cap sans avoir jamais monté dans le camion balais pourront avoir cette gloire. Chaque année environ 8 a 10 coureurs y arrivent. Pour ca, il faut être un cycliste complet, mais aussi ne pas tomber malade et avoir de la chance, car cette course contient un bon degrés de chance. Bref il aurait vraiment été trop con de perdre le statut EFI dés le deuxième jour, mais ce fut vraiment très juste... Le temps passait, mais pas les kilomètres, et le vent se renforçait...Nous avions encore une heure et il nous restait exactement 12 km, ce qui signifiait un minimum de 12 km/h de moyenne, mais avec le vent se renforçant, la fatigue augmentant ce fut un calvaire. Heureusement nous étions 3 et en se relayant toutes les 30 secondes, nous avons atteint le camp quelques minutes avant l' élimination... Quand je pense que nous avions pris une pause d'une heure et demie et que ca s'est joué a quelques minutes...

Ce jour là, beaucoup de coureurs se sont faits avoir et ont donc perdu leur statut EFI... dommage quand même... Le statut EFI joue un rôle énorme sur le mental, car c'est lui qui va nous motiver a finir les étapes lorsque ce sera très difficile, dans les chaleurs extrêmes du Soudan ou les montagnes Ethiopiennes, donc il est vraiment crucial de ne pas perdre ce statut si tôt dans la course.

Après la leçon du deuxième jour, nous nous sommes assagis et avons commencé a rouler en pelotons de 6 a 8 coureurs. L' Egypte est un pays très venteux en hiver et rouler en peloton a pour effet de réduire l'effort de chacun. C'est impressionnant la différence entre être devant et derrière. Il est nécessaire de préserver son énergie car cette course est tellement longue donc rouler en peloton est une véritable stratégie de long terme. Cela a également pour effet de nous faire arriver au camp bien plus tôt, une chose très appréciable quand on sait tout ce qu' 'il y à a faire. Ceux qui arrivent tôt disposent donc de temps supplémentaire et peuvent ainsi nettoyer leur vélo, graisser les chaines, etc. Cela n'y parait pas, mais les conséquences d'une chaine encrassée de sable sont terribles et il faut donc absolument nettoyer tout ca chaque jour, mais voila, quand tu es mort de fatigue... tu laisses ton vélo tranquille....

Notre arrivée dans la vallée du Nil fut un soulagement pour les yeux et l'esprit. Quel changement après 5 jours dans le désert. Du vert partout, des gens, des voitures, des camions, des bus des ânes et des milliers d'enfants qui nous acclament le long de la route en hurlant "hélo hélo...." On se croirait au Tour de France... Le trafic est indescriptible, il faut savoir que le cycliste est en bas du maillon de la chaine sur les routes africaines... Pour les novices que nous sommes, cela parait invraisemblable... Il faut être en mode "survie" en permanence.... En effet les chauffards locaux anticipent sur le fait que les vélos se jetterons forcément au fossé fasse à un camion qui est en train d'en doubler un autre dans un virage, donc certains hésitent même pas a se lancer dans une troisième file de doublement.... Impressionnant quand tout ca vous arrive en face, crachant une fumée noire et dégageant un nuage de poussière menaçant...

Voila donc pour cette première semaine de mise en jambe et acclimatation a cette nouvelle vie qui va être mienne pour les 4 mois a venir. De fortes sensations, déjà et une impatience d' arriver au Soudan, car selon les anciens participants c'est vraiment là que la course commence....

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http://africanride.blogspot.com/

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Vos commentaires et encouragements sont également bienvenus, pour cela vous pouvez cliquer au bas de chaque photo (petite enveloppe) sur le blog (pas depuis les email). Il suffit de mettre son texte et votre nom a la fin du texte. Ensuite vous choisissez l'option "Anonymous" car beaucoup d'entre vous n'ont pas de compte Google, mais cela marche en choisissant cette option. Les commentaires les plus récents apparaissent sur le blog, vous pouvez donc voir ce que les autres ont dit. Toutes les langues sont bienvenues.


A bientôt sur le blog donc!

DAY 6 ARRIVING TO LUXOR




                                     Our camp site for day 6, last one in the egyptian desert,
                                                          next to a police check point.


                                                  Flag: the flag you are really happy to spot
                                                      and which means "another day over"



                                                  One of our mecanics: truck driver at work

 We had a short ride today, only 94 km. After a very cold start, we were happy to leave the desert and enter the valley of the Nile. Now I understand what my geography teacher meant when she tought us that the Nile was the bread basket of Egypt. Wao! Entering the valley was like entering another planet. It became green instantly and so busy! Cultivated fields, people, cars, Touk-touks, donkey carts, and thousands of kids cheering us along the road. It fellt like a Tour de France stage. Everybody was screeming "hello" at us, cars trucks and busses were hooting at us and at the numerous police checks we just waived at the heavily armed men who waived back with their automatic weapons hanging arround their neck.

The lunch stop was busy today as there was little space next to the road and our bikes invaded whatever space there was.


The kids were so enthousiastic that as soon as we stopped somewhere they were rushing to be photographed.
I made it to Luxor before 11h00 having pushed a very nice average speed near 30 km per hour. I decided to book myself in a decent hotel facing the Nile since we have a rest day tomorrow. The race organisation hired an Egyptologue to brief us on Luxor and the current excavations.

Wednesday, 20 January 2010

FIRST MOUNTAINS ON DAY 5


Today was my strongest day so far.As some riders are already losing fitness, I am feeling fitter each day. Quite a few guys got on the truck today, mainly because of knee problems. Quite a lot of saddle sores as well. I am also a bit hurting down there, so the rest day coming after tomorrow will be welcome...


We started with a 60 km climb but fairly easy accross the mountains heading west, straight into the desert. Lunch truck was waiting for us at the top of the climb. I did the climb with Jim at a very good pace which gave us the opportunity to join with a strong peloton at the lunch truck. So this meant that afternoon ride was a pure peloton style ride with strong headwind. Relays were kept short and we managed a very good pace all the way to camp, arriving before 14h00! Not bad 138 km done in such a short time is something to be proud off! Nice to arrive early at camp. It gives you plenty of time to get organised with finding a good spot for your tent, chatting with other riders, getting a nice bowl of soup on arrival, and even have a nap... and update you guys via internet.


The mountains were a welcome change from the desert, it is amazing to pedal through this! We all stopped for taking a few pictures as the sun was rising above them, what a scene... We are now one day away from Luxor where we are going to enjoy our first day off! Will do good to our legs as well.

Tonight camp in the desert seems to be under higher security than usual. We have the entire camp surrounded by armed police who seem to be very nervous. They even follow us for going for toilet... A bit anoying, but at least they are looking after our safety.

Tuesday, 19 January 2010

DAY 4 WE ARRIVED TO SAGAFA


Last night during our evening rider meeting we had a basic Arabic course. We have local Egyptians riders that are cycling with us and they gave us a first lesson.


The chef preparing dinner, vegetable broth with chicken and potatoes.



 The South Africans putting their tents, Jos and Peter from South Africa



This is my hight tech set up, in my tent sending the day's picture via internet from my laptop. I have a local sim card that I use on a USB modem stick and it works fine. I also have an international one that can roam in case the local one does not work. I will buy new ones in each country, or at least where available.




Today was a very fast day, we rode 94 km in less than 4 hours and even stopped a few times for taking pictures, we had some more flooded roads from that storm of day 2 and we finished the stage at 11h00 a.m. at a resort along the red Sea in a small town named SAGAFA. The first few lucky finished early and managed to book themselves a hotel room. I was one of them and really happy about that.



Having a hotel room not only means getting a shower (not a bad idea after 4 days in the desert and 550 km on a bike) but it also means laundry...




We used the rest of the afternoon to clean our bikes with the Red sea as a background. The chains and cassettes are full of sand and need attention. We have been warned that tomorrow is a tough day with 139 km and serious hills. We are leaving the Red sea and crossing the montain range to reach the Nile.



This is my room, with my cycling pants drying, I also lend extra balcony space to fellow cyclist who did not have a balcony...



Monday, 18 January 2010

DAY 2 & 3

Day 2 was one of the hardest cycling day of my life. It started well, we had 166 km to do and the first 50 km went fast, so me and Jos, (a South African rider) decided to stop and have lunch at a resort along the red sea... This was not knowing the desert.... After lunch, (which took for ever, I and a half hour to get a cheese burger done...), the wind came out of nowhere and blew into our faces at gale force sandblasting us. Our average speed suddenly dropped from 28 km per hour to bellow 12 with a good 70 km to go...
We teamed with other cyclist drafting and sharing the work, but it was hard. It was hell...Many cyclist lost their EFI status, which means that they had to get on the truck and will not qualify for the "Every Fucking Inch" status from Cairo to Cape Town. We kept our heads down, taking turns in front and doing short relays, and we made it to camp by a few minutes before official cut off time...

As you know, bad news never come alone and as we made it to camp exhausted, just for nightfall, an enormors storm exploded... Try to pitch your tent in the dark with gale force winds and heavy rain...

Today, Day 3 was a good surprise, first despite the exhaution of yesterday, I felt very good straight after wake up (5h00 am) and the winds had now turned in our favour, so it meant tail winds. I decided to team with a few strong cyclists and we rode a perfect peloton all the way to the finish line in a reccord time. 144 km at nearly 30 km per hour average! Probably my personal best ever. We had a huge storm last night and the desert was flooded! Yes flooded... Strange... At one stage the race was stopped by the police as the road was completely cut by the floods.








It is nice to arrive at camp early, it gives you time to set your tent in no hurry and organise all the stuff in your bags and so on. This now day 3 without any cleaning facility, no water for washing or showering, but apparently tomorrow night we can have acces to showers. Looking forward!





The showels at the back of the truck are for going to toilets, you dig a hole and bury your number 2...





The lunch truck is at half way point and carries food and water. This is the occasion to share the first half feeling with fellow cyclists and regroup if you have lost your peloton. You take a 15 minutes brake and you carry on to camp



My tent; the wind is blowing so heavily that putting your tent feels more like taking a sailing course...
Look at my tent flying...





Stop at a garage for a coca Cola brake. They are so few shops or petrol stations here that when ever ther is one, we stop and have some refreshments.

Saturday, 16 January 2010

LET THE RACE BEGIN



Day one went well.


We rode 130 km. The start was faboulous in front of the pyramides, wao, what a scene. We got escorted by the police from our hotel, they cut the traffic for us all the way to the pyramids with sirens on... Quite impressive. After a few speaches and the group photos, we still had to do a 40 km group ride on the highway before (the race finally started and we could go as fast as wanted. I cycled the second part of the day with Gabriel, a Swiss Italian guy who speaks French. We did a good job at cutting the head wind by trailing each others and we managed a very good average of nearly 30 km per hour. We did climb 900 m today, so it wasn't flat....

As soon as we got out of Cairo the air became clear and it was just sand...
I reached camp site just before 4h00 in the afternoon and building the tent plus getting organised was actually a bigger mission than I thought. I guess that with time, this will improve. No water, (except for drinking, no toilet, just sand here... and a magnificent sky full of stars. It is pretty cold in the evening, but daytime was hot.

Tomorrow is a big day 160 km and we will be camping next to the Red sea which we will follow for 3 days.

Tonight we had spagetti bolognaise for dinner.